Programme plaine centrale : Les audiences publiques se déroulent du 02 au 07 mars dans les sites de Dir, Tibati et Yoko/Ngambé-Tikar.
L’objectif est de ces rencontres est de recueillir les avis des communautés locales relatives aux études d’impact environnemental et social pour la mise en place de ce programme.
Depuis le lundi 02 mars, les localités de Dir dans le département du Mbéré, Tibati dans le Djerem et Yoko/Ngambé-Tikar dans le Mbam et Kim concernés par le programme Plaine centrale Agro parc, dans les régions de l’Adamaoua et du centre vibrent au rythme des audiences publiques relatives aux études d’impact environnemental et social. Les rencontres pilotées par les équipes des sectoriels des ministères impliqués dans ce programme se déroulent depuis lundi tous les jours de 10h à 16h dans les sites choisis. Jusqu’au 07 mars prochain, elles devraient permettre de recueillir les observations du public subséquente aux rapports de l’étude qui est mis à la disposition des participants. Une audience qui vient répondre aux inquiétudes populations face à la prise en compte de leurs besoins et des réalités socio-économiques dans sa mise en exécution.
Impulsé par le gouvernement camerounais, avec le soutien de Banque Africaine de Développement (BAD), le projet « Plaine Centrale » vise à aménager, sécuriser et valoriser près de 600 000 hectares de terres agricoles le long du corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré, sous le pilotage du ministère de l’agriculture et du développement rural. Il s’agit pour le gouvernement camerounais, de soutenir la croissance du secteur rural en renforçant la capacité de production agricole par l’implantation des agro-industries. Les localités touchées par le projet doivent se transformer à court ou à moyens termes en de grands bassins de production agricole afin de garantir la souveraineté alimentaire nationale dans la politique d’import-substitution du gouvernement, de booster la création des emplois locaux pour soutenir le secteur rural. Ce programme va encourager et développer les exploitations familiales performantes dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture pour garantir l’autosuffisance alimentaire et le développement de ce secteur comme pilier de l’économie nationale.
Après l’étude d’impact environnemental et social, pour déterminer les effets favorables et défavorables à la mise en œuvre effective de ce projet par des équipes conjointes du ministère de l’environnement , du ministère de l’agriculture et du développement durable, du ministère de l’élevage et des pêches et de celui du domaine, du cadastre et des affaires foncières, il est question de présenter le rapport aux populations pour enregistrer leurs avis pour une meilleure exécution de ce projet.
Les audiences publiques visent recueillir les avis et les suggestions des communautés locales sur les résultats de l’étude d’impact environnemental et social pendant une semaine, pour l’exécution sans anicroche du projet.
L.B

