Nord : l’État lance le recensement de son patrimoine public

La campagne de recensement du patrimoine de l’État a été officiellement lancée le mardi 10 février 2026 à Garoua par Joseph Densou, secrétaire général des services du gouverneur de la région du Nord.

L’événement s’est déroulé en présence du chargé de mission conjoint du ministère des Finances (Minfi) et du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), Dr Sama, ainsi que de nombreux responsables administratifs, judiciaires et sécuritaires. Chefs de services déconcentrés, responsables des forces armées et de police ont pris part à cette rencontre marquant le démarrage d’une opération d’envergure.

L’objectif de cette campagne est d’identifier, de décrire, d’évaluer et de suivre l’ensemble des biens appartenant à l’État dans la région du Nord. Les équipes de recensement disposent d’un délai de 35 jours pour mener ce travail de terrain. Selon les autorités, la démarche revêt un triple enjeu : comptable, juridique et stratégique. Elle vise à mieux connaître le patrimoine public afin d’en améliorer la gestion, la sécurisation et la valorisation.

Dans son discours de circonstance, le représentant du gouverneur a insisté sur l’importance de cette opération pour la modernisation de la gestion des biens publics et la transparence administrative. Il a invité les responsables des différents services à collaborer pleinement avec les équipes déployées sur le terrain.

Pour sa part, Dr Sama a précisé que le recensement concernera l’ensemble des biens de l’État : terrains bâtis et non bâtis, bâtiments administratifs et logements de fonction, infrastructures techniques, matériels roulants de service, cheptels ainsi que les équipements des forces de défense et de sécurité. Seuls les biens classés « secret défense » ne seront pas pris en compte dans l’opération.

Cette campagne s’inscrit dans une dynamique nationale de maîtrise du patrimoine public, destinée à doter l’État d’une cartographie fiable de ses biens et à renforcer les mécanismes de suivi. À terme, les résultats attendus devraient permettre une meilleure planification des investissements, une sécurisation des actifs publics et une gestion plus efficace des ressources de l’État dans la région du Nord.

Anastasie F. Bolda

Observateur Septentrion

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