Ngaoundéré : Les détenues à la prison centrale reçoivent le soutien des « Amazones » de l’université

Un élan de solidarité et de compassion a marqué le lancement de la semaine de célébration de la 41 édition de la Journée internationale des droits de la femme à Ngaoundéré. Les « Amazones » de l’Université de Ngaoundéré ont posé un acte fort en direction des femmes détenues à la prison centrale de la ville.

À travers le Réseau des femmes de l’université, constitué d’enseignantes, de personnels d’appui et d’étudiantes, cette initiative visait à apporter un peu de réconfort et de dignité aux pensionnaires de ce pénitencier. En cette période dédiée à la promotion des droits et de l’émancipation féminine, le geste revêt une portée symbolique particulière.

La délégation a remis à la trentaine de femmes incarcérées un important don composé de trousses hygiéniques, de denrées alimentaires et de produits de première nécessité pour la toilette. Des articles essentiels qui, au-delà de leur valeur matérielle, traduisent un message de considération et de solidarité envers des femmes souvent oubliées.

Au cours de la rencontre, les membres du réseau ont échangé avec les détenues et les ont encouragées à tirer profit des formations professionnelles proposées au sein de la prison. Couture, coiffure ou autres métiers manuels constituent, selon elles, des opportunités de réinsertion sociale. « Apprendre un métier aujourd’hui, c’est préparer sa réussite de demain », ont-elles insisté, appelant ces femmes à garder espoir malgré les épreuves.

Depuis plusieurs années, le Réseau des femmes de l’Université de Ngaoundéré inscrit l’appui aux femmes détenues parmi ses priorités. Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilité sociale universitaire. Le réseau intervient également en faveur des écoliers défavorisés, des orphelins et des personnes nécessiteuses, affirmant ainsi son engagement citoyen.

Par ce geste empreint d’humanité, les « Amazones » rappellent que la solidarité féminine ne connaît ni barrières ni préjugés. À travers ce soutien moral et matériel, elles contribuent à redonner confiance à ces femmes et à leur rappeler qu’une seconde chance est toujours possible.

M.B

Observateur Septentrion

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