Ligue 1 : irrésistible, Lens humilie le Paris FC et reprend le trône au PSG

Sur un nuage, les Lensois n’ont fait qu’une bouchée du promu parisien (0-5), ce samedi, à Jean-Bouin, pour le compte de la 22e journée de Ligue 1. Les revoilà leaders du championnat, un point devant le Paris Saint-Germain.

L’occasion était en or, elle est saisie. Avec brio. Au lendemain de la défaite du Paris Saint-Germain à Rennes (3-1), le Racing Club de Lens a repris les commandes de la Ligue 1 en écrasant le Paris FC (0-5), au stade Jean-Bouin. Des doublés signés Wesley Saïd et Rayan Fofana, avec entre-temps un penalty de Florian Thauvin, ont porté les Artésiens qui valident une onzième victoire sur les douze derniers matchs de championnat. Irrésistible, l’équipe de Pierre Sage compte désormais un point d’avance sur le PSG en tête. Après 22 journées disputées, il n’y a plus de surprise ni de hasard…

Dans un stade Jean-Bouin quasiment plein, et surtout acquis à leur cause avec un parcage visiteur dominateur, les Sang et Or démarraient pourtant crescendo. Le temps, cinq minutes durant, de jauger leur proie du soir. Ils laissaient le ballon à une équipe parisienne qui affichait, elle, de bonnes intentions, positionnée en 5-2-3 avec le jeune Rudy Matondo (17 ans) étonnamment utilisé comme piston droit. Mais la première occasion venait de la gauche, avant que Marshall Munetsi ne rate son contrôle au point de penalty alors que le but semblait tout fait (7e). Inspiré lors d’un relais avec l’attaquant italien Ciro Immobile, le maître à jouer Ilan Kebbal voyait ensuite son tir contré (10e) par le Bosnien Nidal Celik (19 ans), novice en Ligue 1 avec Lens. Le PFC était joueur mais le PFC restait friable, comme trop souvent cette saison. Le champion du monde Thauvin, très actif, profitait des espaces et servait sur un plateau Saïd. Poteau sortant (13e), Odsonne Édouard ne cadrait pas devant le gardien parisien Kevin Trapp dans la foulée.

Thauvin et Saïd en démonstration

Le premier quart d’heure se voulait très enlevé. Des occasions dans tous les sens et même un but refusé à Thauvin (13e), encore lui, pour un hors-jeu au départ de l’action. Ce n’était que partie remise pour l’équipe de Pierre Sage, qui passait devant grâce au neuvième but de la saison de Saïd (0-1, 24e), précis sur une remise en pivot d’Édouard. Une action limpide venue sanctionner les errements défensifs du promu parisien. En dépit de plusieurs absences derrière (Aguilar, Gradit, Baidoo, Antonio), les Sang et Or, peu inquiétés, maîtrisaient les débats sur la pelouse. Et dominaient en tribunes, leurs 1000 supporters ne stoppant jamais leurs chants. Remarquez, il n’y avait pas de quoi. Symbole d’un collectif en pleine confiance, Saïd, étrangement seul aux 18 mètres, doublait la mise d’un bijou dans la lucarne (0-2, 39e). Clair, net et sans bavure. Chaque attaque artésienne pouvait faire mouche, Thauvin frôlait même le 0-3 dans le temps additionnel. Une (vraie) mi-temps de leader du championnat.

Il y a deux semaines, le Paris FC était mené de deux buts par l’OM avant de recoller (2-2) grâce à un petit miracle dans les derniers instants. Cette fois, il n’y avait rien à faire. Maturité, efficacité offensive, solidité défensive, joueurs interchangeables… Lens brillait dans tous les secteurs. Et même lorsque le bateau semblait tanguer, le gardien Robin Risser repoussait la frappe lourde d’Otavio (51e). Sans solution, le vétéran Immobile envoyait un tir dans les nuages (54e). La dernière chance de relancer le suspense s’envolait… Les Sang et Or mettaient une première fois le nez à la fenêtre en seconde période. Penalty obtenu par Abdulhamid face au pauvre Sangui. Une aubaine pour Thauvin qui aggravait la note avec rage (0-3, 58e).

Le PFC a fait illusion vingt minutes

Et Jean-Bouin se transformait en mini-stade Bollaert avec Les Corons entonnés par le parcage visiteur. Sonné, le PFC de Stéphane Gilli ne répondait plus. Les vagues lensoises déferlaient encore, d’autant que la recrue Allan Saint-Maximin, dribbleur fantasque, participait lui aussi à la fête. Entré en jeu pour faire le show, il manquait d’un rien le 0-4 (69e), tout comme Sarr qui trouvait le poteau de la tête (71e). Il était grand temps que le calvaire se termine pour les Parisiens de Kebbal, à peine dangereux devant Risser (76e, 79e). Tout le contraire des Nordistes, incisifs jusqu’au bout, à l’image de l’entrant Fofana, heureux double buteur pour conclure la démonstration (90e, 90+5). Score final 0-5, le 15e de Ligue 1 n’aura fait illusion que vingt minutes. En ce 14 février, les supporters lensois sont, eux, plus que jamais amoureux de leur équipe. On comprend parfaitement pourquoi. Le collectif de Pierre Sage avait, ce soir, une bonne tête de champion à deux pas du Parc des Princes.

L’Équipe

Observateur Septentrion

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