Lac-Tchad : Les FDS repoussent une attaque de Boko Haram et renforcent la vigilance

La pression militaire demeure soutenue dans le bassin du Lac Tchad. Dans la nuit du 2 mars, une unité avancée des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tchadiennes, déployée dans la zone insulaire, a été la cible d’une attaque attribuée à la secte terroriste Boko Haram.
Selon les autorités, les soldats ont vigoureusement riposté, neutralisant huit (08) assaillants et récupérant un important lot de matériels de guerre. L’affrontement a toutefois coûté la vie à un (01) militaire tchadien, tombé au champ d’honneur, tandis que deux (02) autres ont été blessés et pris en charge par les services de santé des armées.
En sa qualité de Chef suprême des Armées, le président Mahamat Idriss Déby Itno a salué la bravoure des troupes engagées. Il a adressé ses condoléances à la famille du soldat disparu et à ses frères d’armes, soulignant que « son sacrifice héroïque demeurera gravé dans la mémoire de la République », tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Le chef de l’État a réaffirmé la détermination du Tchad à poursuivre sans relâche la traque des « résidus du terrorisme ».
Coopération régionale renforcée
Sur l’autre rive, au Cameroun, les forces engagées dans la région de l’Extrême-Nord ont intensifié les patrouilles terrestres et fluviales afin de prévenir toute tentative d’incursion. Ces actions s’inscrivent dans le cadre de la Force multinationale mixte (FMM), mécanisme de coopération sécuritaire regroupant les pays riverains du lac.
Les états-majors tchadien et camerounais ont rappelé les consignes fermes : maintien d’une posture offensive, surveillance accrue des axes stratégiques, multiplication des patrouilles dans les zones insulaires et consolidation du partenariat avec les comités de vigilance locaux. Les troupes sont appelées à agir avec professionnalisme, dans le strict respect des règles d’engagement et de la protection des civils.
Une menace persistante mais contenue
Malgré les revers subis ces derniers mois, Boko Haram continue de mener des actions sporadiques dans le bassin du Lac Tchad. Toutefois, la coordination accrue entre N’Djamena et Yaoundé, appuyée par le partage de renseignements et la montée en puissance des capacités opérationnelles, contribue à contenir la menace.
Les autorités exhortent les populations à faire preuve de vigilance et à signaler tout mouvement suspect. Dans cette zone stratégique, la détermination affichée par les FDS envoie un message clair : aucune portion du territoire ne sera abandonnée aux groupes armés. La priorité demeure la protection des civils et le rétablissement durable de la paix.
Mahamat Beri

