Dépôts pétroliers : La STDP tchadienne sollicite l’expertise de la SCDP pour développer ses capacités

La Société tchadienne des dépôts pétroliers (STDP) souhaite s’appuyer sur l’expérience camerounaise pour développer ses infrastructures de stockage. C’est le sens d’une visite officielle d’une délégation de la direction générale de la STDP, le 24 février, à la direction générale de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), en vue d’un « partenariat stratégique durable ».

Créée en 2018, la STDP s’apprête à mettre en service ses premiers dépôts pétroliers à Djamalaye (ou Djaramaye), à une trentaine de kilomètres de N’Djamena. La SCDP indique se positionner comme partenaire de cette montée en puissance : « Nous sommes fiers de contribuer à cette montée en puissance en partageant notre expertise », se félicite l’entreprise publique.

La directrice générale de la SCDP, Véronique Moampea Mbio, affirme que l’entreprise accompagnera la STDP : « Nous avons un know-how qui sera bénéfique à la STDP ». Les échanges ont notamment porté sur les standards opérationnels, les dispositifs de sécurité et les bonnes pratiques de gestion des dépôts pétroliers, des domaines dans lesquels la SCDP revendique un savoir-faire consolidé au fil des années.

Une SCDP forte d’un réseau national

La SCDP met en avant une expérience ancienne. L’entreprise a été créée en juillet 1979 avec pour mission d’assurer la disponibilité des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire et de soutenir le développement économique. Elle se présente comme la première et unique société assurant le stockage et la distribution des produits pétroliers à l’échelle nationale.

Aujourd’hui, la SCDP dispose d’un réseau de 13 dépôts répartis dans 7 régions. En 2022, cette entreprise détenue par des entreprises d’État (SNH, PAD, SHI, CSHP) et par le ministère de l’Eau et de l’Énergie affichait une capacité de stockage de 242 000 m³ pour les produits pétroliers liquides (sans-plomb, gazole, pétrole) et de 3 970 tonnes métriques pour le gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Au-delà du partage d’expertise, l’initiative illustre le rôle croissant des opérateurs publics régionaux dans la sécurisation des chaînes d’approvisionnement pétrolier, à un moment où les besoins de stockage et les exigences de sécurité deviennent des sujets de souveraineté énergétique.

Ludovic Amara (Investir au Cameroun)

Observateur Septentrion

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