Publicité au Cameroun : Le MINCOM met en garde contre les dérives

René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et par ailleurs président du Conseil national de la Publicité, René Emmanuel Sadi, tire la sonnette d’alarme face à certaines pratiques jugées contraires à la réglementation dans le secteur publicitaire au Cameroun. Dans un communiqué signé le 3 mars 2026 à Yaoundé, il dénonce notamment l’implication de certaines Collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans l’orientation d’annonceurs vers des régies publicitaires spécifiques ou dans l’octroi d’accréditations à des structures ne disposant pas d’agréments officiels.
Selon le membre du gouvernement, ces agissements constituent une entorse aux textes qui encadrent l’activité publicitaire sur l’ensemble du territoire national. Ils portent également atteinte aux principes fondamentaux de libre concurrence et de transparence qui doivent régir les relations entre les annonceurs et les professionnels du secteur. En influençant le choix des partenaires d’exécution des campagnes publicitaires, ces pratiques limitent la liberté des annonceurs de collaborer avec les agences-conseil et régies publicitaires de leur choix.
Le ministre rappelle à cet effet que seuls les professionnels disposant d’un agrément délivré par le Ministère de la Communication, après avis du Conseil national de la Publicité, sont habilités à exercer les métiers de la publicité au Cameroun. Toute structure opérant sans cette autorisation officielle se trouve en infraction avec la réglementation en vigueur.
Face à ces dérives, René Emmanuel Sadi invite les différents acteurs de la chaîne publicitaire, notamment les annonceurs, agences et régies, à faire preuve de vigilance et à documenter toute pratique irrégulière. Ces signalements permettront aux autorités compétentes d’engager les procédures de vérification nécessaires et, le cas échéant, d’appliquer les sanctions prévues par la loi.
Ces sanctions peuvent aller de la suspension temporaire à la suspension définitive, voire au retrait des agréments pour les structures reconnues coupables de manquements graves à la réglementation.
Le ministre de la Communication appelle enfin à la responsabilité et à la collaboration de l’ensemble des intervenants du secteur afin de garantir un environnement publicitaire sain, transparent et conforme aux dispositions légales en vigueur au Cameroun.
Rukkayah Mohammed

Observateur Septentrion

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