Sports : LdC Un PSG peu convaincant bat Monaco aux forceps et verra les 1/8es
Comme la saison dernière, le Paris Saint-Germain a été obligé de passer par la case des barrages pour espérer voir les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Mais cette fois, les Rouge et Bleu n’étaient pas sereins. L’an passé, ils savouraient leur qualification in extremis pour ces barrages et n’avaient fait qu’une bouchée du Stade Brestois en atomisant les Bretons 10-0 sur l’ensemble des deux matches. Cette année, ils ont passé quasiment toute la phase de ligue dans le top 8 (synonyme de qualification directe pour les 1/8es) avant de s’écrouler dans le sprint final avec deux matches nuls et une défaite lors de leurs trois dernières rencontres. Bien plus fragiles défensivement et à nouveau inefficaces en attaque, les Parisiens ont bien cru vivre un barrage aller cauchemardesque à Monaco. Menés 2-0, les hommes de Luis Enrique ont toutefois eu le mérite d’avoir réagi pour s’imposer 3-2. Autant dire que le match retour au Parc des Princes ne s’annonçait pas comme une formalité pour les tenants du titre. Car en face, l’ASM comptait se rattraper et voir enfin les huitièmes après son élimination face à Benfica l’an passé, toujours en barrages. Le club princier devait toujours composer avec un grand nombre de blessés, mais les joueurs de Sébastien Pocognoli font preuve d’une efficacité tranchante ces derniers temps. Paris peut en témoigner, tout comme Lens, qui menait 2-0 avant de se faire battre 3-2.
Dans ce match retour plus qu’indécis, Luis Enrique avait décidé d’aligner quasiment son équipe type en 4-3-3 : Safonov, Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes, Zaïre-Emery, Neves, Vitinha, Kvaratskhelia, Doué et Barcola. Blessé à l’aller, Dembélé était incapable de tenir sa place ce soir. En Face, Sébastien Pocognoli nous avait réservé un 3-4-3 avec Köhn aux cages, Zakaria repositionné en défense aux côtés de Faes et du revenant Kehrer. Vanderson et Henrique évoluaient en piston, Camara et Bamba au milieu, tandis que le duo Coulibaly-Akliouche soutenait Balogun. Cette fois, Monaco n’a pas mené 2-0 après quelques minutes, mais les partenaires d’Akliouche ont paradoxalement livré une bien meilleure première période qu’à l’aller à Louis II. D’entrée de jeu, les joueurs asémistes se sont montrés agressifs et excellents dans leur pressing. Très vite, ils ont logiquement été les premiers à se mettre en évidence devant le but de Safonov et il a fallu un miracle pour que Coulibaly ne punisse pas le PSG dès la 9e minute sur un caviar d’Akliouche. Un énorme raté suivi d’une tête dangereuse de Kehrer sur un coup franc de Caio Henrique (11e). Bousculé en C1 depuis plusieurs mois, le PSG a encore démontré qu’il était très loin du niveau affiché à la même époque la saison passée. Avec son marquage en individuel, Monaco a en effet éteint les Rouge et Bleu. Les attaquants parisiens ne pouvaient pas être trouvés en profondeur, obligeant les joueurs parisiens à un exploit individuel pour passer.
L’expulsion de Coulibaly fatale à l’ASM
Et les éclairs de génie, il n’y en a pas vraiment eu côté parisien. Hormis le une-deux entre Neves et Barcola conclu par une frappe sur la transversale de l’ancien Lyonnais (41e), Paris n’a rien eu à se mettre sous la dent en termes d’actions dangereuses. Pire, les Rouge et Bleu n’ont réalisé aucune frappe cadrée durant ces 45 premières minutes. Un constat terrible, tout comme la copie rendue par les milieux franciliens. Chef d’orchestre habituel, Vitinha a été parfaitement muselé, tandis que Zaïre-Emery et Neves n’ont rien apporté de spécial. Le message envoyé à tous ceux qui attendaient le réveil du PSG durant le money time de la Ligue des Champions était mauvais. Une impression qui s’est logiquement confirmée juste avant la pause. Plus forts dans les duels et parfaitement organisés pour empêcher les Parisiens de mettre de la vitesse dans leur jeu, les Asémistes ont fini par être récompensés avant de rentrer au vestiaire. Sur un énième marquage très laxiste de la défense parisienne, Mendes a laissé tout le temps et l’espace à Akliouche pour reprendre un centre de Coulibaly et tromper Safonov d’une frappe croisée (0-1, 45e). À la mi-temps, Monaco avait refait son retard et pouvait toujours rêver d’éliminer le champion d’Europe en titre. Incapable de mettre de l’intensité dans ce match, peut-être parce qu’il finit de payer sa saison 2024/2025 marathon, le PSG a logiquement tenté de réagir dès le début de la deuxième période. Et ça a failli être payant sur une tête de Neves parfaitement stoppée par Köhn (50e).
Mais dans ces matches couperet, un détail peut tout changer. Et ça, Coulibaly s’en souviendra pendant un bon bout de temps. Trois minutes après avoir reçu un carton jaune pour une intervention par derrière sur Mendes, le jeune Monégasque de 21 ans est allé commettre une faute sur Hakimi (58e), récoltant donc un deuxième avertissement synonyme de carton rouge. Une expulsion aux conséquences désastreuses pour l’ASM. Sur le coup franc provoqué par Coulibaly, Paris a retrouvé le sourire grâce au centre de Doué repris victorieusement par Marquinhos (1-1, 60e). Remis en selle, le PSG a repris son but d’avance et a même fait le break six minutes plus tard sur une frappe lointaine d’Hakimi renvoyée par Köhn, mais reprise par Kvaratskhelia (2-1, 66e). En supériorité numérique et avec deux buts d’avance, Paris pouvait remercier Coulibaly d’avoir complètement gâché tout le travail collectif de l’ASM. À dix contre onze, Monaco ne pouvait plus proposer le pressing tout terrain qui avait été réalisé jusque-là. Une libération pour des Parisiens enfin libres de pouvoir s’exprimer. Sans Köhn, les champions d’Europe auraient pu corser l’addition par Hakimi et Doué (77e, 78e), mais cela n’aurait pas été mérité pour une équipe de Monaco qui a payé très cher ce carton rouge de la 58e. Teze a bien inscrit le but de l’espoir au début du temps additionnel (2-2, 90e+1), encore sur une erreur de marquage parisienne (cette fois Hernandez), mais le PSG n’a pas cédé malgré une dernière frayeur signée Faes (90e+3). Soulagé par la tournure des événements, Paris pouvait souffler avec ce match nul 2-2 (5-4 sur l’ensemble des deux matches). Qualifiés pour les huitièmes de finale, les Rouge et Bleu sauront vendredi s’ils défieront Chelsea ou le FC Barcelone.
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