Affaire Miss Cameroun : De Anne Lucrèce Ntep, à Josiane Golonga une destitution aux lourdes zones d’ombre

Bien avant la récente destitution de Josiane Golonga par le Comité d’organisation de Miss Cameroun, une autre reine de beauté avait déjà vu son rêve se briser. En 2009, Anne Lucrèce Ntep, élue Miss Cameroun à 21 ans, était écartée du trône dans un climat de tensions, d’accusations et de profond malaise.
L’actualité autour de la destitution de Josiane Golonga remet en lumière un précédent marquant dans l’histoire du concours national de beauté. En 2009, Anne Lucrèce Ntep, alors étudiante en deuxième année de Lettres bilingues à l’Université de Yaoundé I, accédait au prestigieux titre de Miss Cameroun. Quelques mois seulement après son sacre, la jeune femme de 21 ans voyait pourtant sa couronne se transformer en véritable couronne d’épines.
Selon les faits rapportés à l’époque, la Miss aurait quitté son appartement de fonction, exprimant le souhait d’y vivre avec sa mère. Une demande qui lui aurait été refusée par le Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA). Très vite, les tensions se sont installées entre la reine de beauté et les responsables du comité.
Mais au-delà de ce différend logistique, Anne Lucrèce Ntep affirmait également recevoir des appels nocturnes lui demandant de se rendre à des rendez-vous avec des personnalités qu’elle ne connaissait pas. Des révélations troublantes qui avaient suscité l’émoi dans l’opinion publique. De son côté, le COMICA avait évoqué un « non-respect des clauses contractuelles » pour justifier la destitution de la Miss.
Cette affaire, restée gravée dans les mémoires, soulève encore aujourd’hui des interrogations sur les conditions d’encadrement des lauréates et sur la nature réelle des obligations qui leur sont imposées. Pour certains observateurs, les récits d’Anne Lucrèce Ntep jettent une ombre persistante sur le fonctionnement interne du comité.
La répétition des crises, de 2009 à l’affaire Josiane Golonga, nourrit un débat plus large sur la gouvernance du concours Miss Cameroun, la protection des jeunes femmes élues et la transparence des règles qui les lient à l’organisation. À chaque scandale, c’est l’image même de cette institution nationale qui se retrouve fragilisée, entre rêve de glamour et réalités controversées.
RM

