Adamaoua :Intensifier la riposte pour une génération sans VIH

Réunis à Ngaoundéré pour la clôture de la campagne nationale PETVISIDAME, sous l’impulsion de la Première dame, les autorités administratives, partenaires techniques et forces vives ont renouvelé leur engagement pour éliminer la transmission mère-enfant du VIH. Dans une région où le taux de prévalence atteint 4,4 %, bien au-dessus de la moyenne nationale, l’heure est à une mobilisation renforcée et durable.
Sous l’impulsion de la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, l’ONG Synergies Africaines a mobilisé le 25 février 2026 à Ngaoundéré les forces vives de l’Adamaoua pour plaider en faveur de la pérennisation du projet PETVISIDAME, dédié à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et à la prise en charge pédiatrique.
La cérémonie, organisée dans la salle de délibérations du Conseil Régional, marquait l’ultime étape d’une campagne nationale de plaidoyer entamée en juillet 2025. Symbolique à plus d’un titre, elle consacre surtout l’engagement local dans une région où la séroprévalence demeure préoccupante. Avec un taux estimé à 4,4 %, l’Adamaoua figure parmi les régions les plus touchées du pays. Ce chiffre impose une riposte vigoureuse, adaptée aux réalités socioculturelles et sanitaires locales.
Malgré ce contexte, les résultats enregistrés entre 2020 et 2025 sont porteurs d’espoir. Selon le secrétaire exécutif Jean Stéphane Biatcha, 98 % des femmes enceintes séropositives sont sous traitement antirétroviral, et le taux résiduel de transmission chez les nourrissons est tombé à 0,45 %. Des performances qui démontrent qu’une génération sans VIH est possible si les acquis sont consolidés.
Le gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir une gestion locale et multisectorielle du programme. La représentante de l’UNICEF, Nadine Perrault, a salué les progrès accomplis tout en appelant à la finalisation de la deuxième phase du projet.
Dans son adresse, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a insisté sur la nécessité d’un front uni face aux défis financiers, notamment la suspension de certains financements internationaux. La continuité des services de prévention, de dépistage et de traitement constitue un impératif moral.
Portée par la vision du Chef de l’État, Paul Biya, et soutenue par les partenaires internationaux, la lutte contre le VIH s’inscrit dans la dynamique de la Vision Cameroun 2035. Mais dans l’Adamaoua, où la prévalence atteint 4,4 %, la vigilance doit être permanente.
L’appel lancé est clair : autorités traditionnelles, leaders religieux, élites et société civile doivent s’impliquer davantage. Car une femme protégée, c’est un enfant sauvé. Ensemble, la région peut transformer ce défi en exemple de résilience sanitaire et offrir aux générations futures l’espoir d’un avenir sans VIH.
À.L

