Administration pénitentiaire : Jacqueline Fainting, première femme administrateur principal de prison originaire du Septentrion

Le 27 février dernier à Yaoundé, une page importante de l’histoire de l’administration pénitentiaire camerounaise s’est écrite avec la consécration de Jacqueline Fainting. Originaire du Septentrion, elle est devenue la première femme de cette partie du pays à accéder au grade d’administrateur principal des prisons. Une distinction qui consacre un parcours exemplaire, marqué par la rigueur, la discipline et un engagement constant au service de l’État.

Au cours d’une cérémonie solennelle riche en symboles, Jacqueline Fainting a reçu ses épaulettes aux côtés de quatre autres récipiendaires promus au même grade. Parmi eux figure également une autre fille de l’Extrême-Nord, Fatme Hélène, dont la promotion témoigne de la montée en puissance des cadres féminins issus de cette région dans les hautes sphères de l’administration pénitentiaire. Leur double présence parmi les promus envoie un signal fort en faveur de la représentativité et de l’égalité des chances.

Au total, 30 personnels exerçant à la Direction de l’administration pénitentiaire ont été honorés à cette occasion. Ils se répartissent de la manière suivante : un administrateur général des prisons, cinq administrateurs principaux, vingt gardiens-chefs principaux des prisons et quatre gardiens principaux des prisons. Ces promotions traduisent la volonté des autorités de valoriser le mérite et de renforcer la chaîne de commandement au sein des établissements pénitentiaires du pays.

La cérémonie était présidée par l’Administrateur général des prisons, Etoundi Pierre Landry, Directeur de l’administration pénitentiaire. Dans son allocution, il a salué le professionnalisme et le sens du devoir des promus, tout en rappelant les exigences liées à leurs nouvelles responsabilités. Il les a exhortés à faire preuve d’exemplarité, d’intégrité et d’humanisme dans l’exercice de leurs fonctions, dans un contexte où les défis sécuritaires et sociaux demeurent importants.

Pour Jacqueline Fainting, cette élévation de grade représente bien plus qu’une distinction personnelle. Elle incarne l’espoir et l’ambition de nombreuses jeunes filles du Septentrion qui aspirent à servir la République dans les corps habillés. Son parcours prouve que la détermination, la compétence et la persévérance permettent de briser les plafonds de verre et d’occuper des postes stratégiques longtemps perçus comme réservés aux hommes.

À travers cette vague de promotions, l’administration pénitentiaire réaffirme son engagement à moderniser son fonctionnement et à promouvoir l’excellence. La reconnaissance accordée à Jacqueline Fainting et à Fatme Hélène illustre une dynamique nouvelle, porteuse d’inclusion et de performance au service de la justice et de la sécurité publique.

Rukkayah Mohammed

Observateur Septentrion

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