Conseil régional de l’Adamaoua : Un plus de 17 milliards de FCFA pour la région en 2026

Réunis en session ordinaire les 13 et 14 février 2026 , les conseillers régionaux  ont examiné et adopté le budget de l’exercice 2026.  

Les travaux, tenus dans la salle de délibération du Conseil régional, ont abouti au vote d’un budget équilibré en recettes et en dépenses arrêté à 17.397. 298.034 francs CFA. Au terme de deux jours de débats en plénière et en commissions spécialisées, les élus ont donné leur quitus à ce budget qualifié de réaliste et porteur d’innovations. Cette enveloppe en hausse traduit la volonté de l’exécutif régional de renforcer ses interventions dans des secteurs jugés prioritaires pour le développement de la région  château d’eau  du Cameroun.

La session s’est déroulée en présence du représentant de l’État, le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar. L’autorité administrative s’est félicitée de la qualité du document budgétaire soumis à l’examen des conseillers. Selon lui, ce budget repose sur une lecture attentive de l’environnement économique et institutionnel, ainsi que sur une appréciation réaliste des potentialités locales.

Le gouverneur a notamment relevé l’introduction d’innovations importantes, parmi lesquelles la mise en œuvre effective de la fiscalité locale et l’appui de partenaires à travers des subventions substantielles. « Le budget est un instrument essentiel pour l’évolution de l’institution. Il doit permettre au Conseil régional d’assumer pleinement ses compétences au bénéfice des populations », a-t-il souligné, tout en rappelant que le document adopté demeure soumis à l’approbation préalable du représentant de l’État, conformément à la réglementation en vigueur.

Pour le président du Conseil régional, Aliou Issa, l’année 2026 s’annonce comme une année de concrétisation. Il a indiqué que l’exécutif régional a veillé à prendre en compte l’ensemble des secteurs stratégiques, notamment les infrastructures routières, la santé, l’éducation et le sport…

Au-delà de la construction d’infrastructures, le Conseil régional entend désormais agir sur la qualité des services offerts aux populations. À cet effet, des allocations sont prévues pour le recrutement d’enseignants vacataires afin de pallier le déficit en personnel dans certains établissements scolaires. « Il ne suffit pas de bâtir des salles de classe si les enseignants ne sont pas disponibles », a fait observer le président du Conseil régional.

Dans le domaine de la santé, la même logique prévaut. Face à l’insuffisance de spécialistes dans les formations sanitaires de la région, des ressources ont été prévues pour le recrutement de médecins vacataires, une initiative présentée comme une première à l’échelle régionale. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès aux soins spécialisés et de réduire les évacuations sanitaires vers d’autres régions du pays.

En amont de cette session budgétaire, les conseillers régionaux s’étaient déjà réunis le 12 février 2026 dans le cadre de la 17e session ordinaire consacrée au débat d’orientation budgétaire. Ces échanges ont permis d’identifier les priorités d’investissement pour l’exercice 2026, en tenant compte des attentes exprimées par les populations dans les différents départements de la région.

Au final, le budget 2026 du Conseil régional de l’Adamaoua se veut un outil de planification et d’action, orienté vers des projets concrets et structurants. Les élus régionaux affichent ainsi leur ambition de faire de la décentralisation un levier effectif d’amélioration des conditions de vie des citoyens, dans le respect des procédures et sous le contrôle de l’État.

Abdouramane Ousmanou

Observateur Septentrion

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